Trop tard : votre temps est écoulé
Ma plus grande angoisse en vieillissant, c'est le regret. Je vois les années défiler et j'ai régulièrement cette arrière-pensée qui me dit : ne gaspille pas le temps restant, il ne reviendra pas. Plus tard, j'aimerais pouvoir regarder en arrière sans être rongé par les remords, sans me dire que mon parcours n'a été que du vide, sans avoir honte de ne pas avoir réalisé ce que j'aurais dû faire. La procrastination, c'est le pire ennemi.
On peut passer des semaines, des mois, et même des années entières sans qu'il ne se passe rien. Le cauchemar serait d'être réveillé par l'aube de sa mort et de se dire : qu'est-ce que j'ai foutu ! L'échéance de fin n'est pas une abstraction théorique, c'est bien une réalité.
La prise de conscience de notre finitude est assez lente. Elle devient plus concrète à mesure qu'on avance dans l'âge. La quarantaine est une étape charnière, 50 % se sont déjà écoulés. Il ne nous reste qu'une moitié de barre de vie, et il n'y a pas de seconde chance comme dans les jeux vidéo.
Rien que d'y penser, cela me met la pression. J'ai déjà de nombreux regrets. Si j'avais un message à faire passer à mon moi du passé, ce serait : méfie-toi du confort et de la facilité. Une fois qu'on tombe dedans, il est difficile d'en sortir.
La bonne voie, c'est celle de l'effort et de l'action. C'est le chemin difficile qui mène à la récompense finale. Si j'avais eu cet état d'esprit, il est certain que j'aurais fait des choix différents.
Regretter les années passées ne les fera pas revenir. En revanche, le regret peut encore nous apprendre quelque chose, ne pas sacrifier les années qui restent aux années que l'on aurait voulu avoir. J'ai encore 50 % devant moi.

Merci pour votre lecture.