L’incendie au Cap-Ferret, j’ai vu deux mondes en moins de 48 heures.
J’étais au Cap-Ferret deux jours avant le début de l’incendie. Le décor était superbe, la mer, le sable, les pins. À cet instant, déguster des fruits de mer au bord de l’eau avec en face les petits bateaux qui flottent, c’est le pur bonheur.

Personne ne pouvait s'imaginer qu’un feu gigantesque allait ravager plus de 30 000 hectares dans les jours suivants. Le feu a pourtant commencé assez loin des côtes. La colonne de fumée était visible au loin, mais tout le monde continuait à profiter de ses vacances. La propagation des flammes a été ultra-rapide. On est passé d'un ciel bleu sans nuage à de la fumée épaisse et sombre au-dessus de nos têtes.

C'est le moment de prendre la voiture pour quitter les lieux. La photo que j'arrive à prendre au volant montre un feu encore à ses débuts et pourtant, on voit déjà que c'est impressionnant.
Les jours d'après, la fumée s’est répandue jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres. On sentait l'odeur du brûlé et les cendres flottaient dans l'air. Je n'avais pas ressorti mes masques FFP2 depuis la COVID. À l'heure où j'écris ces lignes, le feu n'est pas encore maîtrisé. On ne sait pas encore comment et quand les choses vont revenir à la normale.
En quelques jours seulement, j'ai vu un même lieu changer totalement de visage. Cet évènement m'a rappelé à quel point les choses peuvent basculer à tout moment.
Merci pour votre lecture.