La Coupe du monde 2026 restera pour moi comme l'une des plus désastreuses
Je suis content de voir l'Espagne gagner contre l'Argentine qui a tout fait pour pourrir la finale : des fautes pour faire mal, de l'anti-jeu, une bagarre post-match, c'était une équipe qui donnait envie de vomir. Heureusement qu'à la fin, le football a gagné. Mais au-delà de cette finale, ce que je retiens surtout de cette Coupe du monde 2026, ce sont tous les à-côtés qui ont gâché la fête.
On a eu droit à des « pauses fraîcheur », à traduire par des « pauses publicitaires » ! On ne s'est jamais pris autant de pubs dans la gueule que pendant cette Coupe du monde, la logique mercantile a été poussée encore plus loin. Le prix des places aussi était délirant, tous les leviers permettant de maximiser les profits ont été utilisés au détriment des considérations sportives et du spectacle.
Malgré le coût exorbitant, des supporters du monde entier ont fait le déplacement. Sauf que, pour certain d'entre eux, si tu avais l'argent mais pas la bonne nationalité, c'était un refus d'entrer sur le territoire. Le cas le plus marquant a été celui du somalien Omar Abdulkadir Artan, arbitre officiel de la FIFA que l'administration Trump a tout simplement refoulé. Ils étaient nombreux dans son cas à ne pas avoir la « bonne nationalité ». Scandaleux pour un événement sportif qui se veut universel !
Et que dire des Iraniens ? Je ne pense pas que le contexte géopolitique justifie le traitement injuste qu'a dû subir l'équipe d'Iran. La politique ne devrait pas se mêler au sport. Les Iraniens ont été contraints de loger au Mexique et d'effectuer des allers-retours aux États-Unis pour jouer et revenir aussitôt après le coup de sifflet final. Il est évident que ces déplacements express les ont empêchés de récupérer correctement contrairement aux autres équipes. Ils ont été clairement défavorisés.
Mais Trump ne s'est pas arrêté là. Il est même allé jusqu'à appeler personnellement le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour faire annuler le carton rouge du joueur américain Balogun, afin qu'il puisse jouer le huitième de finale contre la Belgique. Énorme ingérence, et là encore, la FIFA a cédé à la pression politique. Infantino n'a même pas réussi à empêcher Trump de s'incruster sur le podium avec les Espagnols pour apparaître sur la photo officielle de la victoire. Faut-il en rire ou en pleurer ?
Cette Coupe du monde restera pour moi beaucoup trop entachée par l'ingérence politique de l'administration Trump. Je retiens aussi que le football a quand même fini par gagner, l'Espagne est un beau champion du monde, et les peuples ont su, en général, faire la fête en dépit des tensions politiques.
Merci pour votre lecture.