Je suffoque. La canicule me ferait presque détester l'été
Alors que l'été est ma saison préférée, la canicule change la donne. En ce moment, avec des records de chaleur dépassant les 40 degrés un peu partout en France, on découvre ce que beaucoup de pays au climat plus extrême subissent, à savoir un été insupportable.
Jusqu'à aujourd'hui je n'ai jamais eu besoin de clim chez moi. Les étés dans le Sud-Ouest sont chauds, mais la chaleur ne me semblait pas étouffante au point d'en acheter une. C'était supportable en journée et très agréable le soir avec les tenues légères, les rires en terrasse et des soirées douces qui durent jusqu'à pas d'heure. J'adore cette saison dans ces conditions.
Mais là, on a franchi une limite. On est passé à une autre dimension, celle d'une fournaise. Impossible de dormir. On passe la nuit en sueur, la température ne redescend pas, on tourne l'oreiller mais il est mouillé des deux côtés. On ne peut même pas sortir, l'air est trop lourd. J'ai l'habitude de parcourir de longues distances à vélo en cette période, ce n'est pas possible en ce moment. Impossible de faire du télétravail aussi : je vais au bureau (pour la clim) tous les jours, à l'ancienne, comme en période pré-covid. Du coup, j'utilise la voiture plus souvent, ce qui n'est pas le plus intelligent pour le climat.
Si l'impact est déjà si fort à ma petite échelle, imaginez ce que cela donne à un niveau plus global. Les transformations sociales vont s'accélérer avec le dérèglement climatique, c'est indéniable. C'est un énorme défi pour nos dirigeants et on n'a pas encore fini de voir toutes les conséquences.
Jusqu'à maintenant, on attendait tout l'hiver que l'été arrive... mais aujourd'hui, on en viendrait presque à redouter sa venue.

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